POCHÉE
de Florence Seyvos
Performance Jeune Public Théâtre / Théâtre d’objets / Arts plastiques

Conception/direction artistique Philippe Boronad

création 2021
 

ArtefactLab_Pochée_light.jpg

JEUNES PUBLICS / PUBLIC FAMILIAL DÈS 6 ANS

DISTRIBUTION

Conception / direction artistique : Philippe Boronad

Jeu / performance : Philippe Boronad

Récitant : Valérie Laurence

Arts plastiques : Aurore D’Amaya

​SOUTIENS

Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

Département du Var

Métropole Toulon Provence Méditerranée

Ville de Toulon

ArtefactLab_LogoFranceRelance.png

CALENDRIER 2021

23 juin 2021 - Médiathèque - Saint Paul en Forêt (83)

25 juin 2021 - Médiathèque - Le Val (83)

10 juillet 2021 - Médiathèque - Saint-Julien (83)

13 juillet 2021 - Médiathèque - Tourrettes (83)

17 juillet 2021 - Médiathèque - Bandol (83)

21 juillet 2021 - Médiathèque - Le Beausset (83)

24 juillet 2021 - Médiathèque - La Roquebrussanne (83)

28 juillet 2021 - Médiathèque - Cogolin (83)

30 juillet 2021 - Médiathèque - Néoules (83)

25 août 2021 - Médiathèque - Saint-Tropez (83)

4 septembre 2021 - Médiathèque - Puget-sur-Argens (83)

10 septembre 2021 - Médiathèque - Collobrières (83)

11 septembre 2021 - Médiathèque - Le Cannet-des-Maures (83)

15 septembre 2021 - Médiathèque - Rocbaron (83)

17 septembre 2021 - Médiathèque - Plan-de-la-Tour (83)

18 septembre 2021 - Médiathèque - Nans-les-Pins (83)

22 septembre 2021 - Médiathèque - Cuers (83)

24 septembre 2021 - Médiathèque - La Môle (83)

25 septembre 2021 - Médiathèque - Méounes (83)

29 septembre 2021 - Médiathèque - Le Pradet (83)

1er octobre 2021 - Médiathèque - Les Mayons (83)

2 octobre 2021 - Médiathèque - Plan d'Aups (83)

6 octobre 2021 - Médiathèque - Le Luc (83)

8 octobre 2021 - Médiathèque - Barjols (83)

9 octobre 2021 - Médiathèque - La Garde-Freinet (83)

13 octobre 2021 - Médiathèque - Saint-Maximin (83)

15 octobre 2021 - Médiathèque - Esparron (83)

16 octobre 2021 - Médiathèque - Callian (83)

Téléchargez le dossier artistique

Il était une fois une tortue du nom de Pochée qui était partie très tôt de chez elle pour vivre comme une grande. En chemin, elle avait rencontré Pouce, son alter ego, avec qui elle était devenue amie… Une performance pluridisciplinaire, intimiste et touchante, rendant sensible ce récit où tout frémit et où rien n’est dit à demi. 

Pochée, devenue grand-mère, raconte sa très longue vie à ses petits-enfants. Ses rencontres, ses voyages, la découverte d’une nouvelle maison. Et surtout, Pouce, cet ami de sa prime jeunesse, disparu de façon aussi brutale qu’inattendue. Pour lutter contre son chagrin, la jeune tortue s’est alors écrit des lettres à elle-même, des lettres signées Pouce, qui chaque jour l’encourageaient…

Une variation tout en douceur et en délicatesse autour du thème du deuil et de la difficulté à reprendre pied après la mort de l’être aimé. Pour une leçon de vie remplie d’émotion et de poésie…

ArtefactLab_Pochée1_light.jpg

LES ENFANTS AU CŒUR DE LA PANDÉMIE – AIDER LES PLUS JEUNES A SURMONTER

 

Dans notre pays comme partout dans le monde, l’ensemble de la population a été fortement marqué par la pandémie, notamment à travers la perte des plus âgés et des plus fragiles. Les longues périodes de confinement et de contraintes sanitaires ont également créé un isolement long et profond marqué par la distension des liens sociaux et familiaux. Au cœur de la pandémie, les enfants sont ceux qui ont naturellement le moins de capacité à appréhender et distancier les problématiques profondes, exprimer leurs ressentis, s’extraire du mal-être et dépasser l’affliction du deuil. 

 

Face à cet état d’urgence qui a frappé notre monde, il me semblait essentiel de s’adresser aux plus jeunes et de les aider à travers cette catharsis, cette libération affective que le spectacle vivant peut permettre d’opérer.

 

POCHÉE OU LA RÉSILIENCE – UNE ŒUVRE LIBÉRATOIRE

 

Pochée m’est alors apparu comme un texte emblématique de la résilience face au deuil et à la perte, mais aussi de la transmission intergénérationnelle et de la libération que l’art amène. Dans ce récit initiatique, l’écriture est expression de soi et œuvre de libération.

 

A travers la thématique du voyage de l’héroïne et le récit épistolaire qui le porte, il s’agit avant tout d’un cheminement intérieur qui est parcouru. L’intérêt principal du texte n’est ni l’intrigue ni l’abondance des péripéties, mais l’aventure de la vie, avec ses joies et ses peines. Ce récit d’apprentissage parle de la transformation intime de la personnalité de Pochée suite à la mort de son ami. Pochée se réfugie d’abord dans le silence et la solitude, puis peu à peu, elle accepte de s’ouvrir à nouveau aux autres.

 

L’écriture et, par suite, l’art lui-même sont présentés comme des vecteurs de résilience. L’exercice de l’écriture est libératoire et salvateur pour Pochée qui entretient un lien épistolaire imaginaire avec son ami décédé.

 

Alors que dans l’ouvrage, l’évolution du personnage de Pochée est également communiquée grâce aux illustrations de Claude Ponti, sur scène les arts plastiques et le théâtre d’objet viennent apporter cet éclairage non verbal et sensible.

 

POCHÉE, MESSAGE D’ESPOIR ET DE RENOUVEAU

 

Quand la fin est un nouveau début...

L’épilogue dresse un bilan de la vie de Pochée en même temps qu’il évoque sa circularité : une boucle bouclée pour Pochée, le début d’une vie pour Bulle, une de ses petites-filles dont le prénom figure aussi la rotondité.

 

Du sentiment d’abandon à l’identité retrouvée, Pochée évolue au gré de la représentation. Parce qu’il ne livre pas tout son sens à une première lecture Pochée est, pour reprendre l’expression de Catherine Tauveron, un texte « résistant ». C’est la richesse de cet objet littéraire en direction du Jeune Public qui permet de donner à son interprétation scénique une profondeur naturelle, une pluralité de sens et d’émotions.

 

THÉÂTRE / THÉÂTRE D’OBJET / ARTS PLASTIQUES

 

L’objectif de tout travail scénique, peut-être encore plus en direction du Jeune Public, est fondamentalement de générer de l’émotion en servant au mieux les personnages, et de révéler en les rendant sensibles le(s) sens contenus dans la narration.

La combinaison Théâtre / Théâtre d’objet / Arts plastiques permet dans cette version performatique de l’œuvre de déployer toutes les tonalités du livre et d’en retracer tous les niveaux de lecture.

La narration est portée par des récitants tandis que les personnages sont joués par les performeurs dans des moments de pure incarnation théâtrale. Les personnages « sortent » ainsi du tableau général de l’histoire pour apparaître en chair et en os aux jeunes spectateurs. Le recours aux objets marionnettiques et aux arts plastiques à travers la narration vient en écho aux illustrations de Claude Ponti, mais évoque également le rôle libératoire de l’art, facteur de résilience. Une jeune plasticienne crée ainsi en temps réel au plateau, tout au long de la narration. Ses créations viennent révéler l’histoire tout en lui conférant une profondeur, une couleur et une fraîcheur contemporaines et singulières.